50 Questions Réponses sur la Religion Musulmane Voie Sunnite

بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيم

La louange est à Dieu le Créateur du monde Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, absolument rien ne ressemble à Allāh et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent. Et que l'élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu'il craint pour elle soient accordées à notre maître Mouḥammad Al-'Amīn, l'Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l'islam la religion de tous les Prophètes du premier 'Adam au dernier Mouḥammad.

Voici cinquante questions réponses pour éclaircir la voie sunnite de manière concise. La voie sunnite est la voie du Prophète Mouḥammad ṣalla lLāhou `alayhi wa sallam et des compagnons, c'est la voie suivie par la majeur partie des gens qui se réclament de l'Islam. Les quatre écoles et les gens de la vérité ne divergent pas sur cette voie.

Quelle est la part de la science de la religion qu'il est une obligation personnelle d'apprendre ?

Réponse : Il est un devoir pour toute personne responsable d'apprendre une part de la science de la religion dont on ne peut se passer : la croyance, la purification, la prière, la zakāt pour celui pour qui elle est obligatoire, le pèlerinage pour celui qui en est capable et les péchés du cœur, de la main, des yeux et autres. Allāh ta`ālā dit:

﴿ قُلْ هَلْ يَسْتَوِي الَّذِينَ يَعْلَمُونَ وَالَّذِينَ لاَ يَعْلَمُونَ ﴾

(qoul hal yastawī l-ladhīna ya`lamoūna wa l-ladhīna lā ya`lamoūn)

ce qui signifie : « Dis : Sont-ils équivalents ceux qui savent et ceux qui ne savent pas ? » [soūrat Az-Zoumar / 9]. Ce verset est une preuve que l'ignorance n'est pas une excuse pour la personne et que la bonne intention ne suffit pas pour être sauvé.

Le Messager de Allāh, ṣalla lLāhou `alayhi wa sallam a dit:

« طَلَبُ العِلْمِ فَرِيضَةٌ عَلَى كُلِّ مُسْلمٍ »

(ṭalabou l-`ilmi farīḍatoun `alā koulli mouslim)

qui signifie: « Quérir la science de la religion est une obligation pour tout musulman » [rapporté par Al-Bayhaqiyy]. Étant donné que l'apprentissage de la science de la religion est une obligation, donc l'ignorance n'est pas une excuse.

Dans le ḥadīth aussi:

« مَنْ يُرِد اللهُ به خَيْرًا يُفَقِّهْهُ في الدِّينِ إِنمَّا العِلْمُ بالتَّعَلُّمِ والْفِقْهُ بالتَّفَقُّهِ »

ce qui signifie: « Celui pour qui Allāh veut le bien, Il lui facilite l’apprentissage de la religion certes la science de la religion s’acquiert par transmission orale », rapporté par Al-Boukhāriyy dans son ṣaḥīḥ, chapitre la science, sous chapitre : la science avant les paroles et les actes. Voir: L'Importance d'Apprendre l'Islam par Transmission Orale auprès des gens dignes de Confiance

Quelle est la sagesse dans la création des jinn et des humains ?

Réponse : Allāh les a créés pour leur ordonner de L'adorer, mais Dieu n'a pas besoin de leur adoration, Il n'a besoin de rien et toutes les créatures ont besoin de Dieu (voir: La Croyance en Dieu). Allāh ta`ālā dit :

﴿ وَمَا خَلَقْتُ الجِنَّ والإِنسَ إِلاَّ لِيَعْبُدُون ﴾

(wa mā khalaqtou l-jinna wa l-'insa 'il-lā li­ya`boudoūn)

ce qui signifie : « Je n'ai créé les jinn et les humains que pour leur ordonner de M'adorer » [soūrat Adh-Dhāriyāt / 56]. Et il y a le ḥadīth :

« حقُّ اللهِ عَلَى العِبَادِ أَنْ يَعْبُدُوهُ ولاَ يُشْرِكُوا بِهِ شَيئًا »

(Ḥaqqou l-Lāhi `ala l-`ibādi 'an ya`boudoūhou wa lā youchrikoū bihi chay'ā)

ce qui signifie : « Les esclaves ont pour devoir d'adorer Allāh sans rien Lui associer » [rapporté par les deux chouyoukh ; les deux chouyoukh sont Al-Boukhāriyy et Mouslim].

Qu'est-ce qui fait que l'adoration est valable ?

Réponse : L'adoration de Allāh est valable de la part de quelqu'un qui croit en l'existence de Allāh sans L'assimiler à quoi que ce soit de Sa création. Allāh ta`ālā dit :

﴿ لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَىءٌ ﴾

(layça kamithlihi chay')

ce qui signifie : « absolument rien ne ressemble à Allāh » [soūrat Ach-Choūrā / 11]. Il y a le ḥadīth :

« لاَ فِكْرَةَ فِي الرَّبّ »

(lā fikrata fi r-Rabb)

ce qui signifie : « On n'imagine pas le Créateur ». [rapporté par Aboū l-Qāçim Al-'Anṣāriyy]. Par ailleurs, Al-Ghazāliyy a dit ce qui signifie : « L'adoration n'est valable qu'après avoir connu Celui Qui est adoré ».

Le grand Imam Aḥmad Ar-Rifā`iyy, que Allāh l’agrée, a dit une parole éminente et globale concernant l’unicité de Allāh `azza wa jall et Son exemption ta`ālā de la ressemblance avec les créatures. Il a dit:

غَايَةُ الْمَعْرِفَةِ بِاللهِ الإِيقَانُ بِوُجُودِهِ تَعَالَى بِلاَ كَيْفٍ وَلاَ مَكَان

qui signifie: « L’extrême limite de la connaissance que l’on peut avoir de Allāh, c’est d’avoir la certitude de Son existence, ta`ālā, sans comment et sans endroit ». Cette phrase comporte des sens éminents à propos de l’unicité et de la croyance. Elle signifie que la connaissance que nous avons de Allāh ta`ālā a lieu par la croyance ferme dans le cœur que Allāh tabāraka wa ta`ālā existe sans aucun doute, et que Son existence n’a pas de commencement et n’a pas de fin. Il existe de toute éternité, Il ne s’anéantit pas et Il ne meurt pas. Il est Celui Qui fait entrer en existence par Sa Puissance tout cet univers, avec ses parties supérieures et inférieures, le Trône et le piédestal, les cieux et la terre, ce qu’ils contiennent et tout ce qui se trouve entre eux.

Cette phrase éminente signifie aussi que Allāh soubḥānahou wa ta`ālā existe sans comment et sans endroit. En effet, Allāh ta`ālā est le Créateur de toutes les créatures et il est impossible selon la raison que le Créateur des créatures leur ressemble. Il est donc impossible que Allāh ta`ālā ait une image ou une attitude, une forme, un volume ou une quantité, ou qu’Il soit concerné par le mouvement ou l’immobilité, ou les couleurs ou les goûts, ou le fait d’être rassemblé, en contact ou séparé de quelque chose. L’endroit et la direction sont également impossibles au sujet de Allāh `azza wa jall car ce qui est dans un endroit est un corps qui a des limites, une étendue et des dimensions et qui a donc besoin de Qui l’a caractérisé selon ce volume, cette quantité et ces limites. C’est pour cela qu’il n’est pas permis de croire que Allāh tabāraka wa ta`ālā a des limites et une surface. (voir: La Croyance en Dieu).

Pour quelle raison Allāh a-t-Il envoyé les messagers ?

Réponse : Allāh a envoyé les messagers pour qu'ils enseignent aux gens ce qui leur est utile pour leur religion et pour leur bas monde et pour appeler les gens à adorer Allāh sans rien Lui associer. Allāh ta`ālā dit :

﴿ فَبَعَثَ اللهُ النَبِيِّـينَ مُبَشِّرِينَ وَمُنْذِرِين ﴾

(faba`atha l-Lāhou n-Nabiyyīna moubach-chirīna wa moundhirīn)

ce qui signifie: « Allāh a envoyé les prophètes annonciateurs de bonnes nouvelles et avertisseurs » [soūrat Al-Baqarah / 213]. Il y a le ḥadīth:

« أَفْضَلُ مَا قُلْتُ أَنَا وَالنَّبِيُّونَ مِن قَبْلِي لاَ إِلَـهَ إِلاَّ الله »

('afḍalou mā qoultou 'anā wa n-Nabīyyoūna min qablī lā 'ilāha 'il-la l-Lāh)

ce qui signifie: « La meilleure parole que j'ai dite, moi et les prophètes qui m'ont précédé, c'est (lā 'ilāha 'il-la l-Lāh) Il n'est de dieu que Allāh » [rapporté par Al-Boukhāriyy]. Ainsi tous les Prophètes ont appelé les gens à l’Islam, ce qui diffère entre eux ce sont les lois telles que le nombre de prières, la Zakāt… mais leur religion est la même. Voir: L'Islam est la Religion de Tous les Prophètes.

Quelle est la signification du tawḥīd ?

Réponse: Le tawḥīd c'est de faire l'absolue distinction entre Allāh Qui n'a pas de début à Son existence et ce qui est entré en existence à savoir les créatures, comme l'a dit l'Imâm Al-Jounayd. Allāh ta`ālā dit :

﴿ لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَىءٌ ﴾

(layça kamithlihi chay')

ce qui signifie : « absolument rien ne ressemble à Allāh » [soūrat Ach-Choūrā/ 11]. Il y a le ḥadīth :

« كَانَ اللهُ وَلَمْ يَكُنْ شَىءٌ غَيْرُهُ »

(kāna l-Lāhou wa lam yakoun chay'oun ghayrouh)

ce qui signifie : « Allāh est de toute éternité et rien d'autre que Lui n'est de toute éternité » [rapporté par Al-Boukhāriyy et d'autres].

Ainsi Dieu existe avant l'espace et le temps et Il est le créateur de l'espace et du temps et donc Il n'a pas besoin de l'espace ni du temps , Il existe sans l'espace et sans le temps, Il n'a pas besoin de ses créatures, on ne dit pas où ni quand, ni comment à son sujet, on ne dit pas qu'Il est partout, on dit que Dieu existe sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps

L’Illustre savant Mouḥammad Mayyārah Al-Mālikiyy mort en 1072 de l’Hégire, dans son livre « ad-dourrou th-Thamīn wa l-Mawridou l-Ma`īn », que Allāh lui fasse miséricorde, a dit:

« أَجمعَ أَهْلُ الحَقِّ قَاطِبَةً على أنَّ الله تَعالى لاجِهَةَ له ، فلا فوقَ له ولا تحتَ ولايمينَ ولا شمالَ ولا أمامَ ولا خَلْفَ »

Qui signifie: « Les gens de la vérité ont été unanimes sur le fait que Allāh ta`ālā n’a pas de direction, qu’Il n’a pas de dessus, ni de dessous, ni de droite, ni de gauche, ni de devant, ni de derrière », [Ad-Dourrou th-Thamīn p 30]. Voir: Dieu existe sans endroit et sans comment. Unicité de Dieu

Parle de l'existence de Allāh (Dieu).

Réponse : Allāh existe, il n'y a aucun doute au sujet de Son existence. Il existe sans comment et sans endroit. Allāh ta`ālā dit :

﴿ أَفِي اللهِ شَكٌّ ﴾

('afi l-Lāhi chakk)

ce qui signifie : « Il n'y a pas de doute au sujet de Allāh » [soūrat Ibrāhīm / 10]. Il y a le ḥadīth rapporté par Mouslim :

« اللَّهُمَّ أَنْتَ الظَّاهِرُ فَلَيْسَ فَوْقَكَ شَىءٌ وَأَنْتَ البَاطِنُ فَلَيْسَ دُونَكَ شَىءٌ »

(Allāhoumma 'anta ḍh-Ḍhāhirou falayça fawqaka chay' wa 'anta l-Bāṭinou falayça doūnaka chay')

ce qui signifie : « Ô Allāh, Tu es 'aḍh-Ḍhāhir, rien n'est donc au-dessus de Toi, et Tu es Al-Bāṭin, rien n'est donc en-dessous de Toi ». Cela signifie que Allāh existe sans endroit. Al-ḥāfiḍh Al-Bayhaqiyy a dit : « Celui Qui n'a rien au-dessus de Lui et rien en dessous de Lui n'est donc pas dans un endroit ».

L’Imam `Aliyy, que Allāh l’agrée a dit: « Allāh existe de toute éternité alors qu’aucun endroit n’est de toute éternité, et Il est maintenant tel qu’Il est de toute éternité ».

L’Imam `Aliyy dit également au sujet de l’exemption de Allāh ta`ālā de la localisation: « Certes Allāh a créé le Trône comme manifestation de Sa toute puissance et Il ne l’a pas pris comme endroit pour Lui-même ».

Le grand Imām Aḥmad Ar-Rifā`iyy, que Allāh l’agrée, a dit une parole éminente et globale concernant l’unicité de Allāh `azza wa jall et Son exemption ta`ālā de la ressemblance avec les créatures. Il a dit:

غَايَةُ الْمَعْرِفَةِ بِاللهِ الإِيقَانُ بِوُجُودِهِ تَعَالَى بِلاَ كَيْفٍ وَلاَ مَكَان

qui signifie: « L’extrême limite de la connaissance que l’on peut avoir de Allāh, c’est d’avoir la certitude de Son existence, ta`ālā, sans comment et sans endroit ». Cette phrase comporte des sens éminents à propos de l’unicité et de la croyance. Elle signifie que la connaissance que nous avons de Allāh ta`ālā a lieu par la croyance ferme dans le cœur que Allāh tabāraka wa ta`ālā existe sans aucun doute, et que Son existence n’a pas de commencement et n’a pas de fin. Il existe de toute éternité, Il ne s’anéantit pas et Il ne meurt pas. Il est Celui Qui fait entrer en existence par Sa Puissance tout cet univers, avec ses parties supérieures et inférieures, le Trône et le piédestal, les cieux et la terre, ce qu’ils contiennent et tout ce qui se trouve entre eux.

Cette phrase éminente signifie aussi que Allāh soubḥânahou wa ta`ālā existe sans comment et sans endroit. En effet, Allāh ta`ālā est le Créateur de toutes les créatures et il est impossible selon la raison que le Créateur des créatures leur ressemble. Il est donc impossible que Allāh ta`ālā ait une image ou une attitude, une forme, un volume ou une quantité, ou qu’Il soit concerné par le mouvement ou l’immobilité, ou les couleurs ou les goûts, ou le fait d’être rassemblé, en contact ou séparé de quelque chose. L’endroit et la direction sont également impossibles au sujet de Allāh `azza wa jall car ce qui est dans un endroit est un corps qui a des limites, une étendue et des dimensions et qui a donc besoin de Qui l’a caractérisé selon ce volume, cette quantité et ces limites. C’est pour cela qu’il n’est pas permis de croire que Allāh tabāraka wa ta`ālā a des limites et une surface.

L’Imam `Aliyy, que Allāh l’agrée, a dit: « Celui qui prétend que notre Seigneur est limité n’a pas connu le Créateur, Celui Qui mérite d’être adoré ». Voir: Dieu existe sans endroit et sans comment. Unicité de Dieu

Quelle est la signification (wa houwa ma`akoum 'aynamâ kountoum) du verset 4 de sourat al Ḥadīd ?

﴿ وَهُوَ مَعَكُمْ أَيْنَمَا كُنْتُمْ ﴾

Réponse: Elle signifie que Allāh englobe tout par Sa science. C'est ce qu'ont dit Soufyān Ath-Thawriyy, Ach-Chāfi`iyy, Aḥmad, Mālik et d'autres. Allāh ta`ālā dit:

﴿ وَأَنَّ اللهَ قَدْ أَحَاطَ بِكُلِّ شَىءٍ عِلْمَا ﴾

(wa 'anna l-Lāha qad 'aḥāṭa bikoulli chay'in `ilmā)

ce qui signifie: « Allāh englobe toute chose par Sa science » [soūrat Aṭ-Ṭalāq / 12]. Il y a le ḥadīth :

« اِرْبَعُوا عَلَى أَنْفُسِكُمْ فَإِنَّكُمْ لاَ تَدْعُونَ أَصَمَّ وَلاَ غَائِبًا وَإِنَّمَا تَدْعُونَ سَمِيعًا قَرِيبًا »

('irba`oū `alā 'anfouçikoum fa'innakoum lā tad`oūna 'aṣamma wa lā ghā'ibā wa 'innamā tad`oūna samī`an qarībā)

ce qui signifie: « Ne vous efforcez pas d'élever la voix dans vos invocations, Celui Que vous invoquez n'est ni sourd ni ignorant ; Celui Que vous invoquez entend et sait tout » [rapporté par Al-Boukhāriyy]. C'est-à-dire que rien n'échappe à la science de Allāh.

Dans son célèbre tafsīr, lors de l’explication du verset 4 de Soūrat Al-Ḥadīd, l’Imām Al-Qourṭoubiyy a dit :

« { وَهُوَ مَعَكُمْ } يعني بقدرته وسلطانه وعلمه { أَيْنَ مَا كُنتُمْ وَٱللَّهُ بِمَا تَعْمَلُونَ بَصِيرٌ } يبصر أعمالكم ويراها ولا يخفى عليه شيء منها. وقد جمع في هذه الآية بين { ٱسْتَوَىٰ عَلَى ٱلْعَرْشِ } وبين { وَهُوَ مَعَكُمْ } والأخذ بالظاهرين تناقض فدل على أنه لا بدّ من التأويل، والإعراضُ عن التأويل ٱعتراف بالتناقض. »

ce qui signifie: « (wa houwa ma`akoum) c’est-à-dire par Sa puissance, Sa souveraineté, et Sa science {ayna mā kountoum wa l-Lāhou bimā ta`maloūna baṣīr} Il voit vos actes, et aucun d’eux ne Lui échappe. Et certes Allāh a réuni dans ce verset {Istawā `ala l-`Arch} [qui veut dire:  Allāh domine le trône] et  {wa houwa ma`akoum} et le fait de les prendre selon leur sens apparents amène à une contradiction, et cela est une preuve qu’il est nécessaire d’avoir recours à l’interprétation (ta'wīl), et se détourner de l’interprétation (ta'wīl) amène à la contradiction ». Voir: Les Règles d'Interprétations du Qour'ân et du ḥadīth.

Quel est le plus grave des péchés ?

Réponse: Le plus grave des péchés est la mécréance. Parmi les différentes sortes de mécréance, il y a l'association (chirk). L'association consiste à vouer son adoration à autre que Allāh. Allāh ta`ālā dit dans une 'Ayah dans laquelle la parole est attribuée à Louqmân :

﴿ يَا بُنَيَّ لاَ تُشْرِكْ بِاللهِ إِنَّ الشِرْكَ لَظُلْمٌ عَظِيمٌ ﴾

(yā bounayyā lā touchrik bi l-Lāhi 'inna ch-chirka laḍhoulmoun `aḍhīm)

ce qui signifie: « [Louqmān dit :] Ô mon fils, n'attribue pas des associés à Allāh car le fait d'attribuer des associés à Allāh est une grave injustice » [soūrat Louqmān / 13]. Il y a le ḥadīth :

« سُئِلَ النَبِيُّ عَلَيْهِ السَلاَمُ أَيُّ الذُّنُوبِ أَعْظَم. قَالَ : أَن تَجْعَلَ للهِ نِدًّا وَهُوَ خَلَقَكَ »

(sou'ila n-nabiyyou `alayhi s-salām : 'ayyou dh-dhounoūbi 'a`ḍham ; qāla : 'an taj`ala li l-Lāhi niddan wa houwa khalaqaka)

ce qui signifie : « Le Prophète Mouḥammad a été interrogé au sujet du plus grave des péchés, il a dit : C'est que tu attribues à Allāh un semblable alors que c'est Lui Qui t'a créé » [rapporté par Al-Boukhāriyy].

Allāh Ta`ālā, dit dans le Qour’ān:

﴿ وَلَقَدْ قَالُواْ كَلِمَةَ الْكُفْرِ وَكَفَرُواْ بَعْدَ إِسْلاَمِهِمْ

(wa laqad qāloū kalimata l-koufri wa kafaroū ba`da islāmihim)

ce qui signifie: « Ils ont dit la parole de mécréance, ils sont devenus non-croyants après avoir été musulmans », [soūrat At-Tawbah / 'āyah 74].

Allāh Ta`ālā dit:

﴿ وَلَئِن سَأَلْتَهُمْ لَيَقُولُنَّ إِنَّمَا كُنَّا نَخُوضُ وَنَلْعَبُ قُلْ أَبِاللّهِ وَآيَاتِهِ وَرَسُولِهِ كُنتُمْ تَسْتَهْزِؤُونَ لاَ تَعْتَذِرُواْ قَدْ كَفَرْتُم بَعْدَ إِيمَانِكُمْ

(Qoul 'abi l-Lāhi wa 'āyātihi wa Raçoūlihi kountoum tastahzi'oūn ; lā ta`tadhiroū qad kafartoum ba`da 'īmānikoum)

ce qui signifie: « Et si tu les interroges ils te diront nous ne faisions que discuter et plaisanter. Dis : Est-ce de Allāh, de Ses 'Ayah et de Son messager que vous vous moquiez ? Ne vous cherchez pas d'excuse, vous êtes devenus non-croyants après avoir été croyants », [soūrat At-Tawbah / 'āyah 65-66].

Le Prophète Mouḥammad a dit aussi:

« إِنَّ الْعَبْدَ لَيَتَكَلَّمُ بِالْكَلِمَةِ لاَ يَرَى بِهَا بَأْسًا يَهْوِي بِهَا فِي النَّارِ سَبْعِينَ خَرِيفًا »

('inna l-`abda layatakallamou bi-lkalimati lā yarā bihā ba'san yahwī bihā fi n-nāri sab`īna kharīfā)

ce qui signifie: « Certes, il arrive que l’esclave de Allāh prononce une parole dans laquelle il ne voit pas de mal mais à cause de laquelle il chutera en enfer pendant soixante-dix Automnes », rapporté par at-Tirmīdhiyy. Soixante-dix ans de chute en enfer mène au fond de l'enfer qui est réservé aux non-croyants. Ce ḥadīth est une preuve que la plaisanterie n’est pas une excuse ni la bonne intention, de même la colère et l’ignorance du jugement ne sont pas des excuses.

Ainsi devient non-musulman celui qui attribue à Dieu le fils, même s’il a dit cela par plaisanterie ou sous l’effet de la colère ou en ne visant pas le vrai sens du mot fils et de même celui qui attribue à Dieu l'espace ou le temps ou le changement ou les organes ou l'humeur ou la direction ou tout ce qui est des attributs des créatures. De même devient non-croyant celui qui se dit non musulman ou aide à la mécréance ou approuve la mécréance ou renie la loi de Dieu ou la rabaisse ou un des prophètes ou des anges ou lui attribue la mécréance.

Pour revenir à l’Islam la personne doit délaisser la mécréance et prononcer les deux témoignages: il n’est de dieu que Dieu et Mouḥammad est le messager de Dieu. Voir: Préserver sa Foi: Éviter Apostasie, Mécréance, Blasphème

Que signifie l'adoration ?

Réponse : L'adoration, c'est l'extrême limite de la crainte et de la soumission comme l'a dit As-Soubkiyy. Allāh ta`ālā dit :

﴿ لاَ إِلَـهَ إِلاَّ أَنَا فَاعْبُدُون ﴾

(lā 'ilāha 'il-lā 'anā fa`boudoūn)

ce qui signifie : « Il n'est de dieu que Moi, adorez-Moi » [soūrat Al-'Anbiyā' / 25]. Il y a le ḥadīth :

« حَقُّ اللهِ عَلَى العِبَادِ أَنْ يَعْبُدُوهُ وَلاَ يُشْرِكُوا بِهِ شَيئًا »

(Ḥaqqou l-Lāhi `ala l-`ibādi 'an ya`boudoūhou wa lā youchrikoū bihi chay'ā)

ce qui signifie : « Les esclaves ont pour devoir d'adorer Allāh sans rien Lui associer » [rapporté par les deux chouyoukh ; les deux chouyoukh sont Al-Boukhāriyy et Mouslim].

L’adoration, tout comme l’ont expliqué les gens de science, c’est l’extrême limite de la crainte et de la soumission. Cela a été rapporté par Az-Zabīdiyy, dans son commentaire du Qāmoūṣ, le fameux dictionnaire de la langue arabe, d’après As-Soubkiyy, que Allāh lui fasse miséricorde.

La parole des savants {en arabe} (lā ma`boūda bi Ḥaqqin 'il-la l-Lāh) signifie : « Nul ne mérite d’être adoré sinon Allāh » c’est-à-dire personne ne mérite que l’on se soumette à lui d’une extrême soumission sinon Allāh, comme l’a expliqué l’Imām, le Ḥāfiḍh, le spécialiste de la jurisprudence, le linguiste Taqiyyou d-dīn as-Soubkiyy et d’autres que lui. Les termes de as-Soubkiyy sont :

" العبادة أقصى غاية الخشوع والخضوع "

(al-`ibādatou 'aqṣā ghāyati l-khouchoū`i wa l-khouḍoū`)

ce qui signifie: « Al-`ibādah – l’adoration – est l’extrême limite de la crainte et de la soumission ».

C'est cette adoration qui n'est que pour Allāh ta`ālā, telle que si quelqu’un la voue à autre que Allāh, il devient mouchrik, non-croyant. Il ne s’agit pas du simple appel , de la simple demande d’aide ni du simple appel au secours ni de la simple crainte ni de la simple supplication, ni de la simple obéissance à une créature. Ainsi le fait d'obéir à quelqu'un dans un péché (qui n'est pas de la mécréance) sans considérer qu'il a le droit d'ordonner ce péché, ceci ne constitue pas une adoration envers cette personne, ce n'est pas de la mécréance mais c'est un péché.

Est-ce que le mot dou`ā' peut avoir le sens de l'adoration ?

Réponse : Oui, Allāh ta`ālā dit :

﴿ قُلْ إِنَّمَا أَدْعُواْ رَبِّي وَلاَ أُشْرِكُ بِهِ أَحَدًا ﴾

(qoul 'innamā 'ad`oū Rabbī wa lā 'ouchrikou bihi 'aḥadā)

ce qui signifie : « Dis : je n'adore que mon Seigneur et je ne Lui associe rien » [soūrat Al-Jinn / 20]. Il y a également la parole de Allāh :

﴿ فَلاَ تَدْعُوا مَعَ اللهِ أَحَدًا ﴾

(fa lā tad`oū ma`a l-Lāhi 'aḥadā)

ce qui signifie : « N'adorez rien avec Allāh » [soūrat Al-Jinn / 18]. Et il y a le ḥadīth :

« الدُعَاءُ هُوَ العِبَادَة »

('ad-dou`ā'ou houwa l-`ibādah)

ce qui signifie : « Le dou`ā', c'est l'adoration » [rapporté par Ibnou Ḥibbān].

Est-ce que le mot dou`â' peut avoir un autre sens que l'adoration ?

Réponse : Oui, Allāh ta`ālā dit :

﴿ لَّا تَجْعَلُوا دُعَاءَ الرَّ‌سُولِ بَيْنَكُمْ كَدُعَاءِ بَعْضِكُم بَعْضًا ﴾

(lā taj`aloū dou`ā'a r-raçoūli baynakoum kadou`ā'i ba`ḍikoum ba`ḍā)

ce qui signifie : « Ne faites pas en sorte d'interpeller le Messager comme vous vous interpellez les uns les autres » [sôurat An-Nôur / 63]

Quel est le jugement de celui qui évoque le nom d'un prophète ou d'un saint en leur absence ? Et quel est le jugement du fait de demander au saint et au prophète quelque chose qu'il n'est pas habituel de demander ?

Réponse : Ceci est permis car le simple fait d'appeler ou de demander une chose inhabituelle ne constitue pas une adoration pour autre que Allāh. Le simple fait de dire : « Ô Jilāniyy » n'est pas une association à Allāh. En effet, il a été confirmé que Bilāl Ibnou l-Ḥārith Al-Mouzaniyy était venu auprès de la tombe du Messager durant l'année de la sécheresse (ar-ramādah) au temps du califat de `Oumar et qu'il avait dit : « Ô Messager de Allāh, demande la pluie pour ta communauté, ils risquent de périr ». Ceci a été rapporté par Al-Bayhaqiyy et d'autres. `Oumar ne l'a pas reproché à Bilāl Ibnou l-Ḥārith Al-Mouzaniyy ni personne d'autre que `Oumar, tous l'ont au contraire approuvé. Allāh ta`ālā dit :

﴿ وَلَوْ أَنَّهُمْ إِذْ ظَلَمُوا أَنْفُسَهُمْ جَاءُوكَ فَاسْتَغْفَرُوا اللهَ وَاسْتَغْفَرَ لَهُمُ الرَسُولُ لَوَجَدُوا اللهَ تَوَّابًا رَحِيمًا ﴾

(wa law 'annahoum 'idhḍhalamoū 'anfouçahoum jâ'oūka fastaghfarou l-Lāha wa-staghfara lahoumou r-raçoūlou lawajadou l-Lāha tawwāban raḥīmā) ce qui signifie : « Si, ayant été injustes envers eux-mêmes, ils venaient auprès de toi pour demander le pardon à Allāh, et si le Messager demandait le pardon pour eux, ils verraient que Allāh est Celui Qui accepte le repentir et Qui fait miséricorde » [soūrat An-Niçā' / 64]. Dans le ḥadīth, il y a la parole de Ibnou `Oumar lorsqu'il a dit :

« يَا مُحَمَّد »

(yā Mouḥammad)

ce qui signifie : « Ô Mouḥammad » lorsque sa jambe s'était presque paralysée. Ceci est rapporté par Al-Boukhāriyy dans son livre Al-'Adabou l-Moufrad.

Explique la signification de al-istighāthah et de al-isti`ānah avec les preuves.

Réponse : Al-istighāthah, c'est l'appel au secours en cas de difficulté et al-isti`ānah, c'est la demande d'aide mais dans un sens plus général et plus global. Allāh ta`ālā dit :

﴿ وَاسْتَعِينُوا بِالصَّبْرِ وَالصَّلاَة ﴾

(wa-sta`īnoū bi ṣ-ṣabri wa ṣ-ṣalāh)

ce qui signifie : « Recherchez l'aide par la patience et la prière » [soūrat Al-Baqarah / 45]. Dans le ḥadīth, le Messager de Allāh ṣalla l-Lāhou `alayhi wa sallam a dit :

« تَدْنُو الشَّمْسُ مِن رُؤُوسِ النَّاسِ يَوْمَ القِيَامَةِ فَبَيْنَمَا هُمْ كَذَلِكَ إِذِ اسْتَغَاثُوا بِآدَم »

(tadnou ch-chamsou min rou'oūsi n-nāci yawma l-qiyāmati fabaynamā houm kadhālika 'idh-istaghāthoū bi 'Adam)

ce qui signifie : « Le soleil se rapprochera de la tête des gens au jour du Jugement. Tandis qu'ils seront ainsi, ils appelleront 'Adam au secours » [rapporté par Al-Boukhāriyy]. Il y a en cela une preuve que al-isti`ānah la demande d'aide à autre que Allāh est une chose permise pourvu qu'on ait la croyance que nul ne fait parvenir la nuisance ou le profit en réalité si ce n'est Allāh.

Parle du tawassoul par les prophètes.

Réponse : Il est permis de faire le tawassoul par les prophètes selon l'Unanimité. Le tawassoul, c'est demander l'obtention d'un profit ou l'évitement d'une nuisance en évoquant le nom d'un prophète ou d'un saint par honneur envers celui par qui on fait le tawassoul, tout en croyant que c'est Allāh Qui crée le profit et la nuisance. Allāh ta`ālā dit :

﴿ وَابْتَغُوا إِلَيْهِ الوَسِيلَة ﴾

(wabtaghoū 'ilayhi l-wacīlah)

ce qui signifie : « Recherchez les causes pour l'agrément de Allāh » [soūrat Al-Mā'idah / 35]. Il y a le ḥadīth dans lequel le Messager a enseigné à l'homme aveugle de faire le tawassoul, d'invoquer Allāh par le degré du Prophète. L'aveugle l'ayant fait, Allāh a rendu la vue à cet aveugle. Ceci a été rapporté par Aṭ-Ṭabarāniyy qui a jugé ce ḥadīth sûr.

Parle du tawassoul par les saints.

Réponse : Il est permis de faire le tawassoul par les saints et on ne connaît personne qui ait contredit à ce sujet parmi les gens de la vérité, que ce soit parmi les gens du Salaf ou du Khalaf. Il y a le ḥadīth dans lequel Al-Boukhāriyy a rapporté que `Oumar a fait le tawassoul par Al-`Abbās en disant :

اللَّهُمَّ إِنَّا نَتَوَسَّلُ إِلَيْكَ بِعَمِّ نَبِيِّكَ فَاسْقِنَا قَالَ فَيُسْقَوْن

(Allāhoumma innā natawassalou 'ilayka bi­`ammi nabiyyika fa-sqinā qāla fayousqawn)

ce qui signifie : « Ô Allāh nous T'adressons notre tawassoul par le rang de l'oncle de Ton prophète. Donne-nous la pluie ». Il a dit : « C'est ainsi qu'ils ont eu la pluie ».

Explique le sens du ḥadīth de la femme esclave (al-jāriyah).

Réponse : An-Nawawiyy dans son commentaire du ḥadīth a dit : « La parole ('ayna l-Lāh) est une interrogation au sujet du mérite (al-makānah) et non au sujet de l'endroit (al-makān) ». Elle signifie : Quelle glorification accordes-tu dans ton cœur pour Allāh ? Et lorsqu'elle a répondu : (Fi s-samā'), cela veut dire qu'Il a un très grand mérite, c'est-à-dire que Allāh mérite une très grande vénération. Il n'est pas permis de croire que le Messager a interrogé cette femme esclave au sujet de l'endroit. Il n'est pas permis non plus de croire que cette femme esclave a voulu dire qu'Il habite le ciel. L'imām `Aliyy a dit :

لاَ يُقَالُ أَيْنَ لِمَنْ أَيَّنَ الأَيْنَ

(lā youqālou 'ayna liman 'ayyana l-'ayn)

ce qui signifie : « On ne dit pas où pour Celui Qui a créé les où (endroits) » [rapporté par Al-Qouchayriyy dans son livre Ar-Riçālatou l-Qouchayriyyah]. D'autre part, Aboū Ḥanīfah a dit dans le livre Al-Fiqhou l-'Absaṭ : « Il existe de toute éternité alors qu'Il n'y a pas d'endroit de toute éternité, Il existe alors que de toute éternité, il n'y a ni où ni créatures et Il est Celui Qui est le Créateur de toute chose ». Allāh ta`ālā dit :

﴿ لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَىءٌ ﴾

(layça kamithlihi chay')

ce qui signifie : « absolument rien ne ressemble à Allāh » [soūrat Ach-Choūrā / 11] . Il y a aussi le ḥadīth rapporté par Al-Boukhāriyy:

« كَانَ اللهُ وَلَمْ يَكُنْ شَىءٌ غَيْرُهُ »

(kāna l-Lāhou wa lam yakoun chay'oun ghayrouh)

ce qui signifie : « Allāh est de toute éternité et rien d'autre que Lui n'est de toute éternité ».

Le jugement de celui qui insulte Allāh c'est qu'il est mécréant. Montre cela avec les preuves.

Réponse : Le Qāḍī `Iyāḍ a rapporté l'Unanimité que celui qui insulte Allāh est jugé mécréant même s'il était en colère, même s'il plaisantait, même s'il n'acceptait pas la mécréance dans son cœur. Allāh ta`ālā dit :

﴿ وَلَئِن سَأَلْتَهُمْ لَيَقُولُنَّ إِنَّمَا كُنَّا نَخُوضُ وَنَلْعَبْ قُلْ أَبِاللهِ وَءَايَاتِهِ وَرَسُولِهِ كُنْتُمْ تَسْتَهْزِءُونَ لاَ تَعْتَذِرُوا قَدْ كَفَرْتُمْ بَعْدَ إِيـمَانِكُمْ ﴾

(wala'in sa'altahoum layaqoūlounna 'innamā kounnā nakhoudou wa nal`ab qoul 'abi l-Lāhi wa 'āyātihi wa raçoūlihi kountoum tastahzi'oūn lā ta`tadhiroū qad kafartoum ba`da 'īmānikoum)

ce qui signifie : « Si tu leur avais posé la question, ils auraient répondu : « Nous ne faisions que discuter et jouer ». Dis : Est-ce de Allāh, de Ses 'âyah, de Son messager que vous vous moquiez ? Ne vous excusez pas, vous êtes devenus mécréants après avoir été croyants » [soūrat At-Tawbah / 65-66]. Il y a le ḥadīth :

«إِنَّ العَبْدَ لَيَتَكَلَّمُ بِالكَلِمَةِ لاَ يَرَى بِهَا بَأْسًا يَهْوِي بِهَا فِي النَارِ سَبْعِينَ خَرِيفًا»

('inna l-`abda layatakallamou bi l-kalimati, lā yarā bihā ba'san, yahwī bihā fi n-nāri sab`īna kharīfā)

ce qui signifie : « Certes il arrive à l'esclave de Allāh de prononcer un mot dans lequel il ne voit aucun mal et à cause duquel il chutera en enfer d'une distance de soixante-dix automnes » [rapporté par At-Tirmīdhiyy]. Pour revenir à l’Islam la personne doit délaisser la mécréance et prononcer les deux témoignages: il n’est de dieu que Dieu et Mouḥammad est le messager de Dieu. Voir: Préserver sa Foi: Éviter Apostasie, Mécréance, Blasphème

Quelle est la preuve qu'il est permis de visiter les tombes aussi bien pour les hommes que pour les femmes ?

Réponse : C'est le ḥadīth :

« زُورُوا القُبُورَ فَإِنَّهَا تُذَكِّرُكُمْ بِالآخِرَة »

(zoūroū l-qouboūra fa'innahā toudhakkiroukoum bi l-'ākhirah)

ce qui signifie : « Visitez les tombes, car elles vous rappellent l'au-delà » [rapporté par Al-Bayhaqiyy].

Comment se fait l'entrée en Islam ?

Réponse : Par la prononciation des deux témoignages avec l'intention d'entrer en Islam et non pas par la parole ('astaghfirou l-Lâh) « Je demande que Allāh me pardonne ». Quant à la parole de Allāh ta`ālā :

﴿ فَقُلْتُ اسْتَغْفِرُوا رَبَّكُمْ ﴾

(faqoultou-staghfiroū rabbakoum)

[soūrat Noūḥ / 10] elle signifie que Noūḥ a demandé à son peuple d'entrer en Islam en croyant en Allāh et en Son prophète Noūḥ afin que Allāh leur pardonne. Il y a aussi le ḥadīth :

« أُمِرْتُ أَنْ أُقَاتِلَ النَّاسَ حَتَّى يَشْهَدُوا أَن لاَ إِلَـهَ إِلاَّ اللهُ وَأَنِّي رَسُولُ اللهِ »

( ...Ḥattā yach-hadoū 'an lâ 'ilāha 'il-la l-Lāhou wa 'anni raçoūlou l-Lāh)

ce qui signifie: « ... jusqu'à ce qu'ils témoignent qu'il n'est de dieu que Allāh et que je suis l'Envoyé de Allāh » [rapporté par Al-Boukhāriyy et Mouslim].

Montre le jugement du fait de faire l'éloge du Messager de Allāh.

Réponse : C'est permis selon l'Unanimité. Allāh ta`ālā dit :

﴿ وَإِنَّكَ لَعَلَى خُلُقٍ عَظِيم ﴾

(wa'innaka la`alā khoulouqin `aḍhīm)

ce qui signifie : « Tu as certes un comportement d'excellence » [soūrat Al-Qalam / 4]. Allāh ta`ālā dit :

﴿ وَعَزَّرُوهُ وَنَصَرُوهُ ﴾

(wa `azzaroūhou wa naṣaroūh)

ce qui signifie : « Ceux qui ont fait son éloge, l'ont glorifié et l'ont appuyé pour lui donner la victoire ce sont eux les gagnants » [soūrat Al-'A`rāf / 157]. Il y a le ḥadīth selon lequel certaines femmes ont fait l'éloge du Prophète en disant devant lui :

يَا حَبَّذَا مُحَمَّدٌ مِن جَار

(yā Ḥabbadhā Mouḥammadoun min jār)

ce qui signifie: « Ah quel bon voisin que Mouḥammad » [rapporté par Aṭ-Ṭabarāniyy]. Il a été confirmé aussi que plus d'un compagnon du Prophète faisait son éloge, comme les éloges du poète Ḥassān Ibnou Thābit et d'autres. Non seulement le Messager ne l'a pas renié mais il l'a au contraire approuvé.

Parle du supplice de la tombe.

Réponse : Il est un devoir de croire au supplice de la tombe qui est confirmé selon l'Unanimité, celui qui le renie devient mécréant. Allāh ta`ālā dit :

﴿ النَّارُ يُعْرَضُونَ عَلَيْهَا غُدُوًّا وَعَشِيًّا وَيَوْمَ تَقُومُ السَّاعَةُ أَدْخِلُوا ءَالَ فِرْعَوْنَ أَشَدَّ العَذَابِ ﴾

(an-nārou you`raḍoūna `alayhā ghoudouwwan wa `achiyyāwa yawma taqoūmou s-sā`atou 'adkhiloū 'āla fir`awna 'achadda l-`adhāb)

ce qui signifie : « Au feu ils sont exposés en début et en fin de journée mais au Jour du Jugement, faites entrer Pharaon et ceux qui l'ont suivi sur la mécréance dans le pire des châtiments » [soūrat Ghāfir / 46]. Il y a aussi le ḥadīth :

« اِسْتَعِيذُوا بِاللهِ مِنْ عَذَابِ القَبْرِ »

('ista`Idhoū bi l-Lāhi min `adhābi l-qabr)

ce qui signifie: « Demandez la protection par Allāh contre le supplice de la tombe » [rapporté Al-Boukhāriyy].

Quelle est la première des créatures ?

Réponse : La première des créatures, c'est l'eau. Allāh ta`ālā dit :

﴿ وَجَعَلْنَا مِنَ المَاءِ كُلَّ شَىءٍ حَيّ ﴾

(wa ja`alnā mina l-mā'i koulla chay'in Hayy)

ce qui signifie : « Nous avons fait à partir de l'eau toute créature vivante » [soūrat Al-'Anbiyā' / 30]. Il y a aussi le ḥadīth :

« كُلُّ شَىءٍ خُلِقَ مِنَ المَاءِ »

(koullou chay'in khouliqa mina l-mā')

ce qui signifie : « Toute chose a été créée à partir de l'eau » [rapporté par Ibnou Ḥibbān].

Parle des différentes sortes d'innovation et donne la preuve qu'il y a bien une bonne innovation.

Réponse : Al-bid`ah "l'innovation" selon la langue c'est tout ce qui a été innové sans avoir été précédé par quelque chose de semblable. Du point de vue de la Loi, al-bid`ah "l'innovation" se classe en innovation de bonne guidée (bid`atou houdâ) et en innovation d'égarement (bid`atou ḍalālah). Allāh ta`ālā dit :

﴿ وَرَهْبَانِيَّةً اِبْتَدَعُوهَا مَا كَتَبْنَاهَا عَلَيْهِمْ إِلاَّ ابْتِغَاءَ رِضْوَانِ اللهِ ﴾

(wa rahbāniyyatani-btada`oūhā mā katab­nāhā `alayhim 'il-la-btighā'a riḍwāni l-Lāh)

ce qui signifie : « Un monachisme qu'ils ont innové sans que Nous leur ayons prescrit, ils ne l'ont fait que par recherche de l'agrément de Allāh » [soūrat Al-Ḥadīd / 27]. Allāh a donc fait l'éloge des gens qui ont suivi `Içā et qui étaient musulmans, parce qu'ils s'étaient abstenus des désirs, chose qui ne leur avait pas été rendue obligatoire, et ce par recherche de l'agrément de Allāh. Il y a aussi le ḥadīth :

« مَنْ سَنَّ فِي الإِسْلاَمِ سُنَّةً حَسَنَةً فَلَهُ أَجْرُهَا وَأَجْرُ مَنْ عَمِلَ بِهَا مِن بَعْدِهِ »

(man sanna fi l-'islāmi sounnatan ḥaçanah falahou 'ajrouhā wa 'ajrou man `amila bihā min ba`dih)

ce qui signifie : « Celui qui instaure dans l’Islam une bonne sounnah aura une récompense et une récompense chaque fois que quelqu'un après lui fera cet acte » [rapporté par Mouslim]. Les compagnons et ceux qui sont venus après eux ont innové de nombreuses bonnes choses dans la religion, des choses que la communauté a accueillies avec approbation.

Parle de la pratique de la magie.

Réponse : Pratiquer la magie est interdit. Allāh ta`ālā dit :

﴿ وَمَا كَفَرَ سُلَيْمَانُ وَلَكِنَّ الشَّيَاطِينَ كَفَرُوا يُعَلِّمُونَ النَاسَ السِّحْرَ ﴾

(wa mā kafara Soulaymānou wa lakinna ch-chayāṭīna kafaroū ; you`allimoūna n-nāça s-siḥra)

ce qui signifie : « Soulaymān n'a jamais été mécréant, ce sont les chayṭān qui ont mécru, ils enseignaient aux gens la magie » [soūrat Al-Baqarah / 102]. La preuve du ḥadīth, c'est ce qu'a rapporté Mouslim :

« اِجْتَنِبُوا السَّبْعَ المُوبِقَاتِ »

('ijtanibou s-sab`a l-moūbiqāt)

ce qui signifie : « Évitez les sept péchés qui mènent à la perte ». On demanda alors : « Mais quels sont donc ces péchés, ô Messager de Allāh. » Il a répondu :

« الشِّرْكُ بِاللهِ وَالسِّحْرُ ... »

(ach-chirkou bi l-Lāhi wa s-siḥr ...)

ce qui signifie : « Attribuer des associés à Allāh, la magie, ... » jusqu'à la fin du ḥadīth.

Quelle est la preuve que celui qui jette une feuille sur laquelle il y a le nom de Allāh dans les ordures devient mécréant ?

Réponse : Il n'est pas permis de jeter une feuille sur laquelle il y a le nom de Allāh dans les ordures. Celui qui le fait devient mécréant. Allāh dit :

﴿قُلْ أَبِاللهِ وَءَايَاتِهِ وَرَسُولِهِ كُنْتُمْ تَسْتَهْزِءُونَ لاَ تَعْتَذِرُوا قَدْ كَفَرْتُمْ بَعْدَ إِيـمَانِكُمْ﴾

(qoul 'abi l-Lāhi wa 'āyātihi wa raçoūlihi kountoum tastahzi'oūn ; lā ta`tadhiroū qad kafartoum ba`da 'īmānikoum)

ce qui signifie : « Est-ce de Allāh, de Ses 'āyah ou de Ses messagers que vous vous moquiez ? Ne vous excusez pas, vous êtes devenus mécréants après avoir été croyants » [soūrat At-Tawbah / 65-66].

Le grand savant Hanafite Ibnou `Abidīn a dit: « Devient mécréant celui qui jette le Mouṣ-ḥaf "le livre du Qour'ān" dans les ordures même s'il ne visait pas le rabaissement. En effet, son acte indique un rabaissement ».

C’est une mécréance par les gestes de jeter le Mouṣ-ḥaf ou quelque chose de ce genre sur laquelle serait écrit du Qour’ān, de même qu’un nom honoré comme le nom de Mouḥammad lorsque ce nom désigne le Messager ṣalla l-Lāhou `alayhi wa sallam, ou le nom d'un prophète lorsqu’il désigne un prophète ou quelque chose du ḥadīth du Prophète ou de la science de la religion, dans la poubelle ou dans ce qui est répugnant, parce que cela comporte un rabaissement de la religion. Mettre en contact l’une de ces choses avec les ordures ou quelque chose de répugnante est aussi une mécréance.

Le jugement n’est pas le même si le nom, comme par exemple مُحَمَّد désigne quelqu'un d’autre que le Prophète. Dans ce cas le jeter dans la poubelle n’est pas de la mécréance et ce n’est pas interdit sauf que c’est déconseillé (makroūh) car c’est un manquement aux égards dus à la langue arabe. Voir: Apostasie: actes et paroles qui annulent l'Islam

Quel est le jugement de an-nadhr, le vœu ?

Réponse : Il est permis de faire le vœu d'accomplir quelque chose agréée par Allāh. Il est alors un devoir de tenir ce vœu. En revanche, il n'est pas permis de faire le vœu de faire ce qui est interdit et ce n'est pas un devoir de tenir un tel vœu. Allāh ta`ālā dit :

﴿يُوفُونَ بِالنَّذْرِ﴾

(yoūfoūna bi n-nadhr)

ce qui signifie : « Ils tiennent les vœux » [soūrat Al-' Inçān / 7]. Il y a aussi le ḥadīth :

« مَن نَذَرَ أَن يُطيعَ اللهَ فَلْيُطِعْهُ ، وَمَن نَذَرَ أَن يَعْصِيَهُ فَلاَ يَعْصِهِ »

(man nadhara 'an youṭī`a l-Lāha fa l-youṭī`­hou wa man nadhara 'an ya`ṣiyahou falā ya`ṣih)

qui signifie : « Celui qui fait le vœu d'accomplir un acte d'obéissance à Allāh, qu'il Lui obéisse. Celui qui fait le vœu d'accomplir un acte de désobéissance à Allāh, qu'il ne Lui désobéisse pas » [rapporté par Al-Boukhāriyy].

Quelle est la preuve que la voix de la femme n'est pas une `awrah "quelque chose d'intime" et que ce n'est pas quelque chose qu'elle doit dissimuler ?

Réponse : Allāh dit :

﴿ وَقُلْنَ قَوْلاً مَعِرُوفًا ﴾

(wa qoulna qawlan ma`roūfā)

ce qui signifie : « vous femmes dites des paroles de bien » [soūrat Al-'Ahzab / 32]. Il y a le ḥadīth :

« قَالَ الأَحْنَفُ بْنُ قَيْس سَمِعْتُ الحَدِيثَ مِن فِي أَبِي بَكِرٍ وَعُمَرَ وَعُثْمَانَ وَعَلِيٍّ فَمَا سَمِعْتُهُ كَمَا سَمِعْتُهُ مِن فِي عَائِشَة »

(qāla l-'aḥnafou bnou Qays sami`tou l-ḥadītha min fī'Abī Bakrin wa `Oumara wa `Outhmāna wa `Aliyy ; famā sami`touhou kamā sami`touhou min fī `A'ichah)

ce qui signifie : « Al-'AHnaf Ibnou Qays a dit : « J'ai pu entendre le ḥadīth de la bouche de Aboū Bakr, de celle de `Oumar, de `Outhmān et de `Aliyy mais je ne l'ai pas entendu comme je l'ai entendu de la bouche de `A'ichah » » [rapporté par Al-Ḥākim dans Al-Moustadrak].

Parle de l'attribut de Allāh ta`ālā, la parole.

Réponse : Allāh parle mais pas comme nous parlons. Sa parole n'est pas de lettres ni une voix ni une langue. Allāh dit :

﴿ وَكَلَّمَ اللهُ مُوسَى تَكْلِيمًا ﴾

(wa kallama l-Lāhou Moūçā taklīmā)

ce qui signifie : « Allāh a parlé à Moūçā assurément » [soūrat An-Niçā' / 164]. L'Imām Aboū Ḥanīfah a dit :

وَالله يَتَكَلَّمُ بِكَلاَمٍ لاَ يُشْبِهُ كَلاَمَنَا نَحْنُ نَتَكَلَّمُ بِالآلاَتِ مِنَ المخَارِجِ وَالحُرُوفِ وَالله مُتَكَلِّمٌ بِلاَ آلَةٍ وَلاَ حَرْفٍ

ce qui signifie : « Dieu parle d'une parole qui n'est pas comme la nôtre, nous parlons par le moyen d'organes à partir de points de prononciation et de lettres mais Dieu parle sans organe ni lettre ». Ceci figure dans son livre Al-Fiqhou l-'Absaṭ.

Que signifie la parole de Allāh ta`ālā :

﴿ الرَّحْمـٰنُ عَلَى العَرْشِ اسْتَوَى ﴾

(Ar-Raḥmānou `alā l-`archi stawā)

Réponse : L'Imām MAlik a dit : ('istawā kamā waṣafa nafsah wa lā youqālou `anhou kayf wa kayf `anhou marfou` ) « 'istawā comme Allāh nous l'a appris mais on ne dit pas comment, car demander comment est exclu à Son sujet ». Le comment fait partie des attributs des créatures. Parmi les attributs des créatures il y a la position assise, l'établissement et l'endroit. Al-Qouchayriyy a dit : « 'Istawā signifie que Allāh préserve, domine et qu'Il maintient en existence ». Il n'est pas permis de croire que Allāh est assis au-dessus du Trône car il s'agit de la croyance des mécréants des fils de 'Isrā'īl et il y a en cela un démenti de Sa parole ta`ālā :

﴿ فَلاَ تَضْرِبُوا للهِ الأَمْثَال ﴾

(falā taḍriboū li l-Lāhi l-'amthāl)

ce qui signifie : « N'attribuez pas des équivalents à Allāh » [sôurat An-Naḥl / 74]. Allāh ta`ālā dit :

﴿ وَبَرَزُوا للهِ الوَاحِدِ القَهَّار ﴾

(wa barazou li l-Lāhi l-Wāḥidi l-Qahhār)

ce qui signifie : « ... Allāh l'Unique, Celui Qui domine par Sa toute-puissance » [soūrat 'Ibrāhīm / 48]. Il y a le ḥadīth selon lequel l'Imām `Aliyy a dit :

إِنَّ اللهَ خَلَقَ العَرْشَ إِظْهَارًا لِقُدْرَتِهِ وَلَمْ يَتَّخِذْهُ مَكَانًا لِذَاتِهِ

ce qui signifie : « Allāh a créé le Trône comme manifestation de Sa toute-puissance et Il ne l'a pas pris comme endroit pour Lui-même » [rapporté par Aboū Manṣour Al-Baghdādiyy].

Parle de la destinée.

Réponse : Toute chose qui a lieu dans ce bas monde, que ce soit du bien ou du mal, que ce soit un acte d'obéissance ou de désobéissance, que ce soit une foi ou une mécréance, a lieu conformément à la prédestination de Allāh, à Sa volonté et à Sa science. Le bien, la foi et l'obéissance sont par Sa prédestination, par Son agrément - Sa volonté de récompenser -. Quant au mal, à la désobéissance et à la mécréance, ils ont lieu par la prédestination de Allāh et non par Son agrément. On ne qualifie pas Son attribut "la prédestination de Allāh " par le fait d'être mauvais. Allāh ta`ālā dit :

﴿ إِنَّا كُلَّ شَىءٍ خَلَقْنَاهُ بِقَدَرٍ ﴾

('inna koulla chay'in khalaqnāhou biqadar)

ce qui signifie : « Nous avons créé toute chose selon une destinée » [soūrat Al-Qamar / 49]. Il y a le ḥadīth :

« كُلُّ شَىءٍ بِقَدَرٍ حَتَّى العَجْزُ وَالكَيْسُ »

(koullou chay'in biqadar ḥatta l-`ajzou wa l-kays)

ce qui signifie : « Toute chose est selon une destinée, même la faiblesse et la perspicacité », [rapporté par Mouslim].

Quelle est la preuve qu'il est interdit de serrer la main à une femme 'ajnabiyyah ?

Réponse : C'est le ḥadīth selon lequel le Prophète ṣalla l-Lāhou `alayhi wa sallam a dit :

«لأَن يُطْعَنَ أَحَدُكُمْ بِحَدِيدَةٍ فِي رَأْسِهِ خَيْرٌ لَهُ مِنْ أَن يَمَسَّ امْرَأَةً لاَ تَحِلُّ لَهُ»

(la'an youṭ`ana 'aḥadoukoum biḥadīdatin fī ra'sihi khayroun lahou min 'an yamassa-mra'atan lā taḥil-lou lahou)

ce qui signifie : « Que l'un de vous soit frappé avec une barre de fer sur la tête vaut mieux pour lui que de toucher une femme qui ne lui est pas licite ». D'autre part, le Messager de Allāh a dit :

« وَزِنَى اليَدَيْنِ البَطْشُ »

(wa zina l-yadayni l-baṭch)

ce qui signifie : « et le péché des mains comme préliminaire à la fornication, c'est le toucher » [rapporté par Al-Boukhāriyy].

Parle de la récitation du Qour'ân en faveur du mort.

Réponse : Elle est permise. Allāh ta`ālā dit :

﴿ وَافْعَلُوا الخَيْرَ ﴾

(wa-f`aloū l-khayr)

ce qui signifie : « Et faites le bien » [soūrat Al-Ḥajj / 77]. Il y a le ḥadīth selon lequel le Prophète ṣalla l-Lāhou `alayhi wa sallam a dit :

« اِقْرَءُوا عَلىٰ مَوْتَاكُمْ يـٰس »

('iqra'oū `alā mawtākoum Yā Sīn)

ce qui signifie : « Récitez Yā-Sīn en faveur de vos morts » [rapporté par Ibnou Ḥibbān qui l'a jugé sûr]. Les gens de la vérité sont unanimes sur le caractère permis et l'utilité de la récitation en faveur des morts. Ach-Chāfi`iyy a dit :

لَوْ قَرَءُوا عِنْدَ قَبْرِهِ شَيئًا مِنَ القُرْءَانِ كَانَ حَسَنًا وَلَوْ قَرَءُوا القُرْءَانَ كُلَّهُ كَاَن أَحْسَن

(law qara'oū `inda qabrihi chay'an mina l-qour'āni kāna ḥaçanā ; wa law qara'oū l-qour'āna koullahou kāna 'aḥçan)

ce qui signifie : « S'ils récitent auprès de sa tombe une partie du Qour'ân ce sera bien, mais s'ils récitent le Qour'ân en entier, ce sera mieux encore » [rapporté par An-Nawawiyy dans son livre Riyāḍou ṣ-ṣaliḥīn].

Quelle est la preuve qu'il est possible que le mort tire profit de l'aumône ?

Réponse : C'est le ḥadīth :

« إِذَا مَاتَ ابْنُ ءَادَمَ انْقَطَعَ عَمَلُهُ إِلاَّ مِن ثَلاَثٍ صَدَقَةٌ جَارِيَةٌ وَعِلْمٌ يُنْتَفَعُ بِهِ وَوَلَدٌ صَاِلِحٌ يَدْعُو لَهُ »

('idhā māta-bnou 'Adama-nqaṭa`a `amalou­hou 'il-lā min thalāth : Sadaqatoun jāriyah, wa `ilmoun yountafa`ou bihi wa waladoun ṣāliḥoun yad`oū lah)

ce qui signifie : « Lorsque le fils de 'Adam meurt, ses actes ne lui rapportent plus de récompenses sauf trois : Une aumône qui court, une science dont on tire profit et un enfant vertueux qui fait des invocations en sa faveur » [rapporté par Mouslim]. Cela signifie que l'aumône fait partie des choses dont le musulman peut tirer profit et dont il est lui-même l'auteur. De même Sa parole ta`ālā :

﴿ وَأَن لَيْسَ لِلإِنْسَانِ إِلاَّ مَا سَعٰى ﴾

(wa 'anna layça li l-'insāni 'il-la mā sa`ā)

[soūrat An-Najm / 39] c'est-à-dire qu'il tire profit de ses propres actes de bien et pour ce qui des bons actes des autres en sa faveur et qui ne font pas partie de ses propres actes, il en tirera profit par la grâce de Allāh Qui le lui accorde. C'est le cas par exemple de la prière funéraire, elle n'est pas un acte du mort mais il en tire profit. C'est aussi le cas de l'invocation que le Messager fait pour autre que lui, bien qu'elle ne fait pas partie des actes de cet autre, mais cet autre en tire profit. À l'exemple de la parole du Prophète ṣalla l-Lâhou `alayhi wa sallam quand il a invoqué en faveur de Ibnou `Abbās :

« اللَّهُمَّ عَلِّمْهُ الحِكْمَةَ وَتَأْوِيلَ الكِتَاب »

(Allāhoumma `allimhou l-ḥikmata wa ta'wīla l-kitāb)

qui signifie : « Ô Allāh , apprends-lui la sagesse et l'interprétation (at-ta'wīl) du Livre » [rapporté par Al-Boukhāriyy].

Quelle est la preuve qu'il est permis d'accomplir des prières de nuit (qiyām) pendant Ramaḍān de plus de onze rak`ah ?

Réponse : Allāh ta`ālā dit :

﴿ وَافْعَلُوا الخَيْرَ لَعَلَّكُمْ تُفْلِحُونَ ﴾

(wa f`alou l-khayra la`allakoum toufliḥoūn)

ce qui signifie : « Faites les actes de bien, puissiez-vous réussir » [soūrat Al-Ḥajj / 77]. Il y a aussi le ḥadīth :

« صَلاَةُ اللَّيْلِ مَثْنٰى مَثْنٰى »

(Ṣalātou l-layli mathnā mathnā)

ce qui signifie : « On accomplit la prière de nuit deux rak`ah par deux rak`ah » [rapporté par Al-Boukhāriyy]. Et Mouslim a rapporté :

« الصَّلاَةُ خَيْرٌ مَوْضُوعٌ فَمَنْ شٰاءَ اسْتَقَلَّ وَمَنْ شٰاءَ اسْتَكْثَر »

(aṣ-ṣalātou khayroun mawḍoū`oun faman chā'a-staqalla wa man chā'a-stakthar)

ce qui signifie : « La prière est un bien qui est accordé ; celui qui veut, qu'il en fasse peu et celui qui veut, qu'il en fasse beaucoup ».

Quelle est la preuve qu'il est permis d'utiliser le douff ?

Réponse : C'est le ḥadīth :

« أَنَّ امْرَأَةً قَالَتْ لِلرَّسُولِ إِنِّي نَذَرْتُ إِنْ رَدَّكَ اللهُ سَالِمًا أَنْ أَضْرِبَ بِالدُّفِّ بَيْنَ يَدَيْكَ »

(anna mra'atan qālat li r-raçoūli 'inni nadhartou 'in raddaka l-Lāhou sāliman 'an 'aḍriba bi d-douffi bayna yadayk)

ce qui signifie : Une femme a dit au Messager : « J'ai fait le vœu que si Allāh te faisait revenir sain et sauf, je frapperais du douff devant toi. » Il lui a dit :

« إِنْ كُنْتِ نَذَرْتِ فَأَوْفِي بِنَذْرِكِ »

('in kounti nadharti fa'awfī binadhrik)

ce qui signifie : « Si tu en as fait le vœu, alors tiens-le » [rapporté par Aboū Dāwoūd].

Qui est le premier prophète ?

Réponse : Le premier prophète est 'Adam. Allāh ta`ālā dit :

﴿ إِنَّ اللهَ اصْطَفٰى ءَادَمَ ﴾

('inna l-Lāha-stafā 'Adama)

ce qui signifie : « Certes Allāh a élu 'Adam » [soūrat Ali `Imrān / 33]. Il y a le ḥadīth :

« ءَادَمُ فَمَن سِوَاهُ مِنَ الأَنْبِيَاءِ تَحْتَ لِوَائِي يَوْمَ القِيَامَةِ »

('Adamou faman siwāhou mina l-'anbiyā'i taḥta liwā'i yawma l-qiyāmah)

ce qui signifie : « 'Adam et les autres prophètes seront sous ma bannière le Jour du Jugement » [rapporté par At-Tirmīdhiyy].

Qu'est-ce qui est obligatoire pour les prophètes et qu'est-ce qu'il leur est impossible ?

Réponse : Il est obligatoire qu'ils soient caractérisés par la véracité, l'honnêteté, l'extrême intelligence, la chasteté, le courage et l'éloquence. Il leur est impossible le mensonge, la trahison, la vilenie, la fornication, tous les grands péchés et la mécréance avant l'avènement de leur mission de prophète tout comme après. Allāh ta`ālā dit :

﴿ وَكُلاَّ فَضَلْنَا عَلٰى العَاَلَمِينَ ﴾

(wa koullan faḍḍalnā `alā l-`ālamīn)

ce qui signifie : « Nous leur avons accordé à tous un mérite par rapport au reste des mondes » [soūrat Al-An`ām / 86]. Il y a le ḥadīth :

« مَا بَعَثَ اللهُ نَبِيًا إَلاَّ حَسَنَ الوَجْهِ حَسَنَ الصَوْتِ »

(mā ba`atha l-Lāhou nabiyyan 'il-lā ḥaçana l-wajhi ḥaçana ṣ-ṣawt)

ce qui signifie : « Allāh n'a pas envoyé de prophète sans qu'il ait un beau visage et une belle voix » [rapporté par At-Tirmīdhiyy].

Que signifie Sa parole ta`ālā :

﴿ لَمْ يَلِدْ وَلَمْ يُولَدْ ﴾

(lam yalid wa lam yoūlad)

Réponse : Elle signifie la négation de la matière et de l'incarnation au sujet de Allāh. Ainsi, Allāh ne s'incarne pas en quoi que ce soit. Rien ne se sépare de Lui, de façon absolue et rien ne s'incarne en Lui non plus. L'Imām Ja`far Aṣ-ṣadiq a dit :

مَن زَعَمَ أَنَّ اللهَ فِي شِىءٍ أَوْ مِن شَىءٍ أَوْ عَلٰى شَىءٍ فَقَدْ أَشْرَكَ

(man za`ama 'anna l-Lāha fī chay' 'aw min chay' 'aw `alā chay' faqad 'achrak)

ce qui signifie : « Celui qui prétend que Allāh est dans quelque chose, issu de quelque chose ou sur quelque chose aura commis une association » [rapporté par Aboū l-Qāçim Al-Qouchayriyy dans son livre Ar-Riçālatou l-Qouchayriyyah].

Quelle est la preuve qu'il est permis de faire l'invocation en faveur du Prophète après l'appel à la prière ?

Réponse : Il est permis de faire l'invocation en faveur du Prophète après l'appel à la prière et on ne prête aucune attention à quelqu'un qui l'interdirait. Allāh ta`ālā dit :

﴿ إِنَّ اللَّهَ وَمَلاَئِكَتَهُ يُصَلُّونَ عَلٰى النَّبِيِّ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ ءَامَنُوا صَلُّوا عَلَيْهِ وَسَلِّمُوا تَسْلِيمًا ﴾

('inna l-Lāha wa malā'ikatahou youṣalloūna `ala n-nabiyy ; yā 'ayyouha l-ladhīna 'āmanoū ṣalloū `alayhi wa sallimoū taslīmā)

ce qui signifie : « Certes Allāh honore davantage le Prophète et les anges invoquent Allāh pour qu'Il l'honore davantage. Ô vous qui avez cru, invoquez Allāh pour qu'Il l'honore davantage et qu'Il préserve sa communauté de ce qu'il craint pour elle » [soūrat Al-'Ahzab / 56]. Il y a aussi le ḥadīth :

« إِذَا سَمِعْتُمُ المُؤَذِّنَ فَقُولُوا كَمَا يَقُولُ ثُمَّ صَلُّوا عَلَيَّ »

('idhā sami`toumou l-mou'adh-dhina faqoūlou kamā yaqoūlou thoumma ṣalloū `alayy)

ce qui signifie : « Lorsque vous entendez le mou'adh-dhin, répétez ce qu'il dit, ensuite faites l'invocation en ma faveur » [rapporté par Mouslim]. Il y a également le ḥadīth :

« مَن ذَكَرَنِي فَلْيُصَلِّ عَلَيَّ »

(man dhakarani fa l-youṣalli `alayy)

ce qui signifie : « Que celui qui cite mon nom invoque en ma faveur pour que Allāh m'honore davantage » [rapporté par le ḥāfiḍh As-Sakhāwiyy]. Vous pouvez écouter ou télécharger l'audio du 'Adhān fait par le récitateur égyptien connu `Abdou l-Bāsiṭ `abdou ṣ-Ṣamad à la fin du 'Adhān il fait l'invocation en faveur du prophète:

Qu'est-ce que l'apostasie ? En combien de sortes se divise-t-elle ?

Réponse : L'apostasie, c'est le fait de rompre son Islam. Elle se divise en trois sortes : L'apostasie par la parole comme le fait d'insulter Allāh, même en étant en colère. L'apostasie par les actes comme le fait de jeter le Mouṣ-ḥaf dans les ordures ou le piétiner. L'apostasie par le cœur comme croire que Allāh est un corps ou une âme ou qu'Il est assis au-dessus du Trône, qu'Il habite le ciel ou qu'Il est dans tous les endroits par Lui-même. Allāh ta`ālā dit :

﴿ وَلَقَدْ قَالُوا كَلِمَةَ الكُفْرِ وَكَفَرُوا بَعْدَ إِسْلاَمِهِمْ ﴾

(wa laqad qāloū kalimata l-koufri wa kafaroū ba`da 'islāmihim)

ce qui signifie : « Ils ont dit la parole de mécréance et sont devenus mécréants après avoir été sur l'Islam » [soūrat At-Tawbah / 74]. Allāh ta`ālā dit :

﴿ لاَ تَسْجُدُوا لِلشَّمْسِ وَلاَ لِلقَمَرِ ﴾

(la tasjoudoū li ch-chamsi wa la li l-qamar)

ce qui signifie : « Ne vous prosternez pas pour le soleil ou la lune » [soūrat Foussilāt / 37]. Il y a le ḥadīth selon lequel le Prophète ṣalla l-Lāhou `alayhi wa sallam a dit :

« إِنَّ العَبْدَ لَيَتَكَلَّمُ بِالكَلِمَةِ لاَ يُلْقِي لَهَا بَالاً يَهْوِي بِهَا فِي النَارِ أَبْعَدَ مِمَّا بَيْنَ المَشْرِقِ وَالمَغْرِبِ »

('inna l-`abda layatakallamou bi l-kalimati la youlqi lahā bālan yahwī bihā fi n-nāri 'ab`ada mimmā bayna l-machriqi wa l-maghrib)

ce qui signifie : « Certes, il arrive à l'esclave de Allāh de prononcer un mot auquel il ne prête aucune attention mais à cause duquel il chutera en enfer plus loin que ce qui sépare le levant du couchant » [rapporté par Al-Boukhāriyy et Mouslim].

Quelle est la preuve du caractère permis de la commémoration de la naissance honorée du Prophète ?

Réponse : Allāh ta`ālā dit :

﴿ وَافْعَلُوا الخَيْرَ لَعَلَّكُمْ تُفْلِحُونَ ﴾

(waf`alou l-khayra la`allakoum toufliḥoun)

ce qui signifie : « Faites les actes de bien, puissiez-vous réussir » [soūrat Al-Ḥajj / 77]. Il y a aussi le ḥadīth selon lequel le Prophète `alayhi ṣ-ṣalātou wa s-salām a dit :

« مَنْ سَنَّ فِي الإِسْلاَمِ سُنَّةً حَسَنَةً فَلَهُ أَجْرُهَا »

(man sanna fi l-'islāmi sounnatan ḥaçanah falahou 'ajrouhā)

ce qui signifie : « Celui qui instaure dans l'Islam une bonne tradition en aura la récompense » [rapporté par Mouslim].

Qu'est-ce qui est visé par la parole du Messager :

« إِذَا سَأَلْتَ فَاسْأَلِ اللهَ وَإِذَا اسْتَعَنْتَ فَاسْتَعِن باللهِ »

('idhā sa'alta fas'ali l-Lāh wa 'idha-sta`anta fasta`in bi l-Lāh)

Réponse : Elle veut dire qu'on demande en priorité à Allāh et on demande l'aide en priorité à Allāh. Elle ne veut pas dire qu'on ne demande à personne d'autre qu'à Allāh ou qu'on ne demande l'aide à personne d'autre qu'à Allāh. Cette parole est similaire au ḥadīth de Ibnou Ḥibbān :

« لاَ تُصَاحِبْ إِلاَّ مُؤْمِنًا وَلاَ يَأْكُلْ طَعَامَكَ إِلاَّ تَقِي »

(lā touṣāhib 'il-la mou'minā wa lā ya'koul ṭa`āmaka 'il-lā taqiyy)

c'est-à-dire qu'on offre à manger au pieux en priorité et qu'on cherche la compagnie du croyant en priorité. Cela ne signifie pas qu'il est interdit d'offrir à manger à quelqu'un qui n'est pas croyant ou qu'il est interdit de lui tenir compagnie. En effet, Allāh ta`ālā a fait l'éloge des musulmans dans le Qour'ān par Sa parole :

﴿ وَيُطْعِمُونَ الطَّعَامَ عَلٰى حُبِّهِ مِسْكِينًا وَيَتِيمًا وَأَسِيرًا ﴾

(wa youṭ`imoūna ṭ-ṭa`ṭma `alā ḥoubbihi miskīnan wa yatīman wa 'açīrā)

ce qui signifie : « Ils offrent à manger la nourriture qu'ils aiment au pauvre, à l'orphelin et au captif » [soūrat Al-'Insān / 8]. Le captif ici désigne le non musulman. Par ailleurs, il a été rapporté dans les ṣaḥīḥ de Mouslim et de Al-Boukhāriyy :

« ثَلاَثَةٌ نَفَرٍ سَأَلُوا اللهَ بِصَالِحِ أَعْمَالِهِمْ »

(thalāthatou nafarin sa'alou l-Lāha biṣāliḥi 'a`mālihim)

ce qui signifie : « Trois personnes ont demandé à Allāh par le mérite de leurs bons actes ».

Quelle est la preuve du caractère permis de la visite à la tombe du Prophète `alayhi ṣ-ṣalātou wa s-salām ?

Réponse : La visite à la tombe du Prophète ṣalla l-Lāhou `alayhi wa sallam est recommandée selon l'Unanimité. Le Qāḍī `Iyad ainsi que An-Nawawiyy ont rapporté l'Unanimité à ce sujet. Allāh ta`ālā dit :

﴿وَلَوْ أَنَّهُمْ إِذْ ظَلَمُوا أَنْفُسَهُمْ جَاءُوكَ فَاسْتَغْفَرُوا اللهَ وَاسْتَغْفَرَ لَهُمُ الرَسُولُ لَوَجَدُوا اللهَ تَوَّابًا رَحِيمًا﴾

(wa law 'annahoum 'idh ḍhalamoū 'anfousahoum jâ'oūka fastaghfaroū l-Lāha wa-staghfara lahoumou r-raçoūlou lawajadoū l-Lāha tawwāban raḥīmā)

ce qui signifie : « Si, ayant été injustes envers eux-mêmes, ils venaient auprès de toi pour demander le pardon à Allāh, et si le Messager demandait le pardon pour eux, ils verraient que Allāh est Celui Qui accepte le repentir et Qui fait miséricorde » [soūrat An-Niçā' / 64]. Il y a aussi le ḥadīth :

« مَن زَارَ قَبْرِي وَجَبَتْ لَهُ شَفَاعَتِي »

(man zāra qabrī wajabat lahou chafā`atī )

ce qui signifie : « Celui qui visite ma tombe bénéficiera de mon intercession » [rapporté par Ad-Dāraqouṭniyy et jugé qawiyy par le ḥāfiḍh As-Soubkiyy]. Quant au ḥadīth :

« لاَ تُشَدُّ الرِّحَالُ إِلاَّ إِلىٰ ثَلاَثَةِ مَسَاجِد »

(lā touchaddou r-riḥālou 'il-lā 'ilā thalāthati maçājid)

Il signifie que si quelqu'un veut effectuer un voyage pour accomplir la prière dans une mosquée, qu'il fasse le voyage pour ces trois mosquées-là car la récompense de la prière y est multipliée. Ceci a le sens de la recommandation et non de l'obligation. Le ḥadīth est donc spécifique au voyage pour aller accomplir la prière. Il ne comporte donc rien qui interdise la visite de la tombe du Prophète `alayhi s-salâm.

Quelle est la preuve du caractère permis du tabarrouk - la recherche des bénédictions - ?

Réponse : Le tabarrouk - la recherche des bénédictions - par le Prophète et par ses traces est permis. Allāh ta`ālā dit en attribuant le discours à Yoūçouf :

﴿ اِذْهَبُوا بِقَمِيصِي هَذٰا فَأَلْقُوهُ عَلىٰ وَجْهِ أَبِي يَأْتِ بَصِيرًا ﴾

('idh-habou biqamisi hādhā fa'alqoūhou `ala wajhi 'abī ya'ti baṣīrā)

ce qui signifie : « Prenez ma chemise et passez-la sur le visage de mon père, il recouvrera la vue » [soūrat Yoūçouf / 93]. Il y a aussi le ḥadīth :

« الرَّسُولُ قَسَّمَ شَعَرَهُ وَوَزَّعَهُ بَيْنَ النَّاسِ لِيَتَبَرَّكُوا بِهِ »

(ar-raçoūlou qassama cha`arahou wa wazza`ahou bayna n-nāci liyatabarrakoū bihi)

ce qui signifie : « Le Messager a partagé ses cheveux et les a fait distribuer aux gens afin qu'ils en recherchent les bénédictions » [rapporté par Ach-Chaykhān " Al-Boukhāriyy et Mouslim "]. Question 45 : Quelle est la preuve du caractère permis de porter un ḥirz "ou ḥijāb" comportant du Qour'ān et ce qui est de cet ordre, contrairement aux talismans interdits ? Réponse : Allāh ta`ālā dit :

﴿ وَنُنَزِّلُ مِنَ الْقُرْ‌آنِ مَا هُوَ شِفَاءٌ وَرَ‌حْمَةٌ لِّلْمُؤْمِنِينَ ﴾

(wa nounazzilou mina l-qour'āni mā houwa chifā'oun wa raḥmātoun li l-mou'minīn)

ce qui signifie : « Nous révélons du Qour'ân ce qui comporte une guérison et une miséricorde pour les croyants » [soūrat Al-'Isrā' / 82]. Il y a le ḥadīth :

« قَالَ عَبْدُ اللهِ بْنِ عَمْرو : كُنَّا نُعَلِّمُ صِبْيَانَنَا الآيٰاتِ مِنَ القُرْءانِ وَمَن لَمْ يَبْلُغْ نَكْتَبُهَا عَلىٰ وَرَقَةٍ وَنُعَلِّقُهَا عَلىٰ صَدْرِهِ »

(qāla `Abdou l-Lāh Ibnou `Amr : kounna nou`allimou ṣibyānanā l-'āyāti mina l-qour'āni wa man lam yablough naktoubouhā `alā waraqatin wa nou`alliqouhā `alā ṣadrih)

ce qui signifie : « `Abdou l-Lāh Ibnou `Amr a dit : Nous enseignions à nos enfants les 'āyah du Qour'ān. Pour ceux qui n'avaient pas encore atteint la puberté, nous les écrivions sur une feuille que nous accrochions à leur cou » [rapporté par At-Tirmīdhiyy]. Le prophète a interdit le port des amulettes et les talismans des mécréants qui comportent une adoration et une invocations des jinns et d'autres créatures. Mais les ḥirz qui comportent des 'āyah du Qour'ān sont permis tout en croyant que c'est Dieu Qui est le créateur des causes et des conséquence et du profit et de la nuisance. Voir : La Croyance, Foi en Dieu, Unicité, Tawḥīd

Parle de l'évocation de Allāh (adh-dhikr) dans les convois funéraires.

Réponse : C'est permis sans divergence. Allāh ta`ālā dit :

﴿ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ ءَامَنُوا اذْكُرُوا اللهَ ذِكْرًا كَثِيرًا ﴾

(yā 'ayyouhā l-ladhīna 'āmanoū dhkouroū l-Lāha dhikran kathīrā)

ce qui signifie : « Ô vous qui avez cru, évoquez beaucoup Allāh » [soūrat Al-'Aḥzāb / 41]. Allāh ta`ālā dit :

﴿ الَّذِينَ يَذْكُرُونَ اللهَ قِيَامًا وَقُعُودًا وَعَلىٰ جُنُوبِهِمْ ﴾

('alladhīna yadhkouroūna l-Lāha qiyāman wa qou`oūdan wa `alā jounoūbihim)

ce qui signifie : « Ceux qui évoquent Allāh en étant debout, assis ou allongés sur leurs côtés » [soūrat 'Ali `Imrān / 191]. Il y a aussi le ḥadīth :

« كَانَ رَسُولُ اللهِ يَذْكُرُ اللهَ عَلىٰ جَمِيعِ أَحْوَالِهِ »

(kāna raçoūlou l-Lāhi yadhkourou l-Lāha `alā jamī`i 'aḥwāihi)

ce qui signifie : « Le Messager de Allāh évoquait Allāh en toutes situations » [rapporté par Mouslim].

Parle du ta’wīl l’interprétation du Qour’ān et ḥadīth.

Réponse : Le ta’wīl consiste à interpréter un texte par un autre sens que son sens apparent. Cette interprétation est permise pour les ‘āyah et les ḥadīth dont le sens apparent laisse penser que Allāh aurait une main, un visage ou qu’Il serait assis au-dessus du Trône (`arch) ou qu’Il habiterait dans une direction ou qu’Il aurait une des caractéristiques des créatures.

Allāh ta`ālā dit :

﴿ وَمَا يَعْلَمُ تَأْوِيلَهُ إِلاَّ اللهُ وَالرَّاسِخُونَ فِي العِلْمِ ﴾

(wa mā ya`lamou ta’wīlahou ‘il-lā l-Lāhou wa r-rācikhoūna fi l-`ilm)

ce qui signifie : « N’en sait l’interprétation que Allāh et ceux qui sont versés dans la science » [soūrat ‘Ali `Imrān / 7].

Il y a aussi le ḥadīth de l’invocation en faveur de Ibnou `Abbās :

« اللَّهُمَّ عَلِّمْهُ الحِكْمَةَ وَتَأْوِيلَ الكِتَابِ »

(Allāhoumma `allimhou l-ḥikmata wa ta’wīla l-kitāb)

qui signifie : « Ô Allāh, enseigne-lui la sagesse et l’interprétation du Livre » [rapporté par Al-Boukhāriyy, Ibnou Mājah et le ḥāfiḍh Ibnou l-Jawziyy].

Quelle est la preuve que la foi est une condition pour l’acceptation des bons actes ?

Réponse : Allāh ta`ālā dit :

﴿وَمَن يَعْمَلْ مِنَ الصَّالِحَاتِ مِن ذَكَرٍ أَوْ أُنْثىٰ وَهُوَ مُؤْمِنٌ فَأُولَئِكَ يَدْخُلُونَ الجَنَّةَ وَلاَ يُظْلَمُونَ نَقِيرًا﴾

(wa man ya`mal mina ṣ-ṣāliḥāti min dhakarin ‘aw ‘ounthā wahouwa mou’minoun fa’oulā’ika yadkhouloūna l-jannata wa lā youḍhlamoūna naqīrā)

ce qui signifie : « Ceux qui accomplissent des bons actes, homme ou femme, tout en étant croyant, ceux-là entreront au paradis et ne seront lésés en rien (pas même d’un hile de noyau de datte) » [soūrat An-Niçā’ / 124].

Il y a aussi le ḥadīth :

« أَفْضَلُ الأَعْمَالِ إِيمَانٌ بِاللهِ وَرَسُولِهِ »

(‘afḍalou l-‘a`māli ‘Imānoun bi l-Lāhi wa raçoūlih)

qui signifie: « La meilleure des œuvres est la croyance en Allāh et en Son Messager » [rapporté par Al-Boukhāriyy].

Quelle est la signification du verset 88 soūrat Al-Qaṣaṣ :

﴿ كُلُّ شَىءٍ هَالِكٌ إِلاَّ وَجْهَهُ ﴾

(koullou chay’in hālikoun ‘il-lā wajhah)

Réponse : L’Imām Al-Boukhāriyy a dit : « La signification de (‘il-lā wajhah) est (‘il-lā moulkah) », c’est-à-dire tout sera anéanti sauf Sa souveraineté.

L’Imām Soufyān Ath-Thawriyy a dit: « (‘il-lā wajhah) c’est-à-dire sauf ce par quoi l’on a recherché l’agrément de Allāh », c’est-à-dire les bons actes, tout comme cela figure dans le ṣaḥīḥ de Al-Boukhāriyy.

Quelle est la signification du verset 16 de soūrat Al-Moulk:

﴿ ءَأَمِنْتُم مَن فِي السَّمٰاءِ أَن يَخْسِفَ بِكُمُ الأَرْضَ ﴾

(‘amintoum man fi s-samā’i ‘an yakhsifa bikoumou l-‘arḍ)

Réponse : Le Moufassir – l’Exégète – Al-Fakhr Ar-Razi dans son Tafsīr – son exégèse -, ainsi que Aboū Ḥayyān Al-‘Andalouciyy dans son livre Al-Baḥrou l-Mouḥīṭ ont dit : « Ce qui est visé par (man fi s-samā’) « qui est au ciel », ce sont les anges. Il n’est pas visé par-là que Allāh habite le ciel ».

Dans son livre " At-tidh-kār fī Afḍali al-Adhkār ", l’Imām Al-Qourtoubi a dit:

لأَنّ كلّ من في السّماوات والأرض وما فيهما وما بينهما خلق الله تعالى وملك له، وإذا كان ذلك كذلك يستحيل على الله أن يكون في السّماء أو في الأرضِ، إذ لو كان في شىء لكان محصورا أو محدودًا ولو كان ذلك لكان محدثا. وهذا مذهب أهل الحقِّ والتّحقيق. وعلى هذه القاعدة قوله تعالى : { أَأَمِنتُم مَّن فِي السَّمَاءِ } ... وما كان مثله ليس على ظاهره، بل هو مؤول تأويلات صحيحة، قد أبداها كثيرٌ من أهل العلم في كتبهم.

« Parce que tout ce qui est dans [ou au-dessus] les cieux (fi s-samā') et sur terre et ce qui est entre eux est une création de Allāh ta’ālā et Lui appartient, et si il en est ainsi, il est donc impossible que Allāh soit dans [ou au-dessus] les cieux (fi s-samā') ou sur terre, car s’Il était dans quelque chose Il serait circonscrit ou limité, et s’Il était ainsi, Il aurait été créé. Ceci est la voie des gens de la vérité et de l’authentification. Et sur la même règle pour Sa parole « A-amintoum man fis-samā' » ... et ce qui est de cet ordre, ce n’est pas selon le sens apparent mais c’est interprété avec des interprétations correctes, qui sont très nombreuses dans les livres des gens de science »

Remarque importante : Les gens du tafsīr (spécialiste de l'exégèse du Qour'ān) ont expliqué cette 'āyah en disant que Allāh n'est pas attribué de l'endroit, ni la localisation, ni de la direction car ce sont les attributs des créatures et Allāh est exempt de cela, Il n'est pas un corps palpable ni un corps impalpable et Il n'est pas attribué des attributs des corps. Il n'habite pas le ciel, Il n'habite pas le Trône, Il n'est pas assis ni établi sur le Trône. Ainsi Allāh existe sans endroit et sans comment. Et celui qui attribue à Dieu la direction, la localisation, est non-croyant.

Le grand ḥāfiḍh Al-`Irāqiyy (spécialiste du ḥadīth) a dit : « 'irḥamoū man fi 'arḍi yarḥamoukoum man fi s-samā' » c'est-à-dire « soyez miséricordieux envers les gens de la terre, les gens du ciel c'est-à-dire les anges seront miséricordieux envers vous », il a expliqué le ḥadīth : « 'irḥamoū man fi 'arḍi » par une autre version du ḥadīth « 'irḥamoū 'ahla l-'arḍi yarḥamkoum 'ahlou s-samā' » c'est-à-dire « soyez miséricordieux envers ceux qui sont sur terre, ceux qui sont au ciel seront miséricordieux envers vous », et ceux qui sont au ciel est expliqué par un autre ḥadīth qui dit « 'ahlou s-samā' » ce qui signifie : « les gens du ciel c'est-à-dire les anges », et suite à cela, le ḥāfiḍh Al-`Irāqiyy a dit que cette explication du ḥadīth nous indique que « man fi s-samā' » dans soūrat Al-Moulk vise les anges.

Voir: Explication du Hadith Al-Jariyah & Versets et ḥadīth Non Explicites

Quelle est la signification du verset 47 de soūrat Adh-Dhāriyāt:

﴿ وَالسَّمٰاءَ بَنَيْنَاهَا بِأَيْدٍ وَإِنَّا لَمُوسِعُونَ ﴾

(wa s-samā’a banaynāhā bi’aydin wa ‘innā lamoūci`oūn)

Réponse : Ibnou `Abbās a dit : « (bi ‘aydin) c’est-à-dire par une puissance (bi qoudrah). Ce n’est pas la main qui est visée ici car Allāh est exempt d’une telle chose », fin de citation.

الحمد لله رب العالمين

La louange est à Allāh, le Créateur du monde.

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